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 P.S.Y.C.H.O › Only you & me.

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Stanislas Coleman
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P.S.Y.C.H.O › Only you & me.
Lun 3 Avr - 0:13 - #

Poppy & Stanislas
“ Only you & me ”


Notre premier concert. Ou plutôt, premier vrai concert, dans une grande salle de la ville, et non pas devant une petite centaine de personnes mais devant quelques mille cinq cents personnes. Le pied, l’extase suprême. Quand nous avions appris que la salle souhaitait nous faire venir pour une représentation… Poppy et moi étions devenus dingues. Hystéros même. Nous nous étions sautés dans les bras avant de nous ruer sur nos instrus pour nous faire une bonne répète. Les enchainant jusqu’à ce soir même. Mais nous étions prêts depuis déjà des années. Chacun de notre côté, au début, puis ensemble. Nous avions formé P.S.Y.C.H.O. Ce groupe nous définissant parfaitement, un nom composé de nos initiales. Notre propre groupe. Nous avions enfin réussi à percer, après des centaines de représentations dans les bars miteux de la ville. Putain, quel pied monumental. Et dans la loge, nous n’étions absolument pas stressés, seulement conscients de la chance que nous avions. On se balançait quelques vannes, s’enfilait un ou deux verres de vodka, fumait un petit splif tout en s’entrainant sur nos dernières chansons. Poppy et sa voix magique allait tous les mettre à genoux, comme elle avait réussi à me faire courber l’échine, m’agenouillant devant elle pour l’écouter à longueur de temps. Cette fille me transportait, quoi qu’elle fasse. C’était un bonheur innommable tant elle me rendait dingue.

On toque à la porte, j’écrase la fin du joint qu’on vient de se faire. Non pas que j’ai « peur » qu’on nous choppe. Cette salle doit en voir passer des vertes et des pas mûres. Et c’est pas un petit joint qui va faire tiquer qui que ce soit. Seulement, c’est surement un gars de la salle qui va nous annoncer qu’on monte bientôt sur scène, sous les projos, prêts à mettre le feu à la salle. Et je ne me goure pas. Une tête brune passe sa tête par la porte :  « Psycho, c’est à vous dans vingt minutes. Nous vous attendons aux réglages sons dans maximum cinq minutes. Merci. » Dis l’homme en refermant la porte derrière lui. Vingt minutes et nous serons devant une foule bien plus conséquente que d’habitude. J’étais fébrile, plein d’excitation, mais comme d’habitude, jeune sautais pas de partout, je me contentais seulement de sourire et de fumer une dernière clope.  « On va tout niquer bébé. » dis-je à Poppy en me levant pour changer de tee-shirt, et enfiler le noir sur lequel était écrit en gros « P.S.Y.C.H.O ».

* * * * * *

Les chansons s’enchainent, la voix de Poppy flotte dans la salle et transcende tous les spectateurs. Les hommes sont obnubilés par son corps fluet qui se déhanche au milieu de la scène. J’ai envie de les achever, tous, un par un, mais je ne dis rien, ne fait rien. Ce n’est pas approprié. Je dois m’y faire. Poppy dégage une telle sensualité, sa voix est si parfaite qu’elle fait tourner la tête des gens. C’est un fait. Même les femmes sont dingues d’elle, ou plutôt, l’envient. Oui c’est ça, elles voudraient être à sa place, alors que leurs regards se jettent sur mon torse en sueur, nu, offert pour elle. On nous a demandé de « vendre du rêve ». C’est ce que nous faisons. Nous sommes là pour les transporter dans un autre monde, les faire voyager, les emmener dans notre univers. Et je vois ces corps qui se meuvent dans la fosse au rythme de mes doigts qui glissent sur les cordes. Je vois la joie, l’extase sur le visage de Poppy, son sourire qui s’agrandit peu à peu lorsqu’elle me jette de petit regard en biais qui veulent : « putain, on y est Stan. » et les miens qui lui répondent : « On a réussis bébé. On le mérite. » Ouais, on a bossé pour tout ça, on l’a mérité putain. C’était enfin notre tour. Et mon coeur bat, si fort dans ma poitrine que j’ai l’impression qu’il va imploser. J’ai rarement ressenti ça, mais je sais ce que c’est : l’adrénaline à l’état pur. Je serais capable de gravir des monts, de courir pendant dans heures, de hurler au monde entier comme je me sens bien à l’instant présent. Ce n’est que de la joie qui se propage dans mon corps. Je me sens porté, vivant même. Véritablement vivant. Comme si toutes ces personnes présentes m’insufflait de la vie, comme si Poppy à mes côtés, me faisait battre le coeur. C’est extraordinaire et je n’ai pas les mots suffisants pour décrire ma joie.

* * * * * *

Ce n’est plus un tonnerre d’applaudissement, c’est une avalanche, un tsunami… Les gens n’arrêtent pas de taper dans leurs mains, inlassablement, si fort qu’on a déjà fait un rappel, leur jouant un cover qui n’était pas prévu. Nous n’avions plus rien en stock, plus aucune chanson originale, seulement des reprises. Nous les saluons une dernière fois avant de nous éclipser derrière le rideau, main dans la main. Nous posons rapidement nos instruments sur leurs socles, avant que j’entraine Poppy à travers les couloirs jusqu’à notre loge. Je ne suis qu’énergie, enthousiasme et bonne humeur. Je ne suis absolument pas fatigué, et tout ce que je veux c’est bouger dans tous les sens et faire une putain de teuf pour fêter ça. Nos potes étaient dans la salle, il faudrait que nous allions les rejoindre, mais tout ce que je veux d’abord c’est fêter ça avec Poppy. Je l’entraine dans la loge avant de claquer la porte. Je me retourne pour lui faire face et le choc me fait cligner des yeux. Son sourire est si éblouissant que j’en perds le fil de mes pensées. Je crois même ne jamais l’avoir vu ainsi. Poppy est resplendissante, elle est mon rayon de soleil. Ma lumière dans l’obscurité. Sans que je comprenne ce qu’il se passe, mon corps est pressé contre le sien, le plaquant contre la porte. Mes mains lui bloquent le passage, plaquées contre le bois et ma bouche se trouve fusionnée à la sienne. Ma langue n’a même pas à forcer la barrière de ses lèvres qu’elle se retrouve déjà à valser avec la sienne. J’ondule doucement contre elle, la musique résonne encore dans ma tête, dans mon corps et mon âme. J’entends sa voix qui chante pour moi, qui m’appelle. Et je suis incapable de me retenir. Je suis trop … tout est trop. L’adrénaline qui court dans mes veines me fait pulser le coeur, et je n’entends plus rien si ce n’est le sang qui bat dans mes tempes. J’embrasse Poppy et un putain de poids s’envole. Je n’attendais que ça. Depuis tant de temps.



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Poppy Hamilton
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Re: P.S.Y.C.H.O › Only you & me.
Sam 8 Avr - 14:49 - #

Poppy & Stanislas
“ Only you & me ”


Lorsque je m'étais réveillée le lendemain de notre dernière dispute, blottie dos contre son torse, j'avais fixé le vide pendant un long moment. Je m'étais naturellement confrontée à moi-même et à mes nombreuses pensées de la veille, notamment à mes conclusions. Conclusions que j'aurais préféré ne pas tirer, d'ailleurs. Et ce jour-là je me suis dit que cette dispute allait marquer un changement important dans notre relation, et cela me terrifiait. Saurais-je à nouveau me sentir à l'aise et agir comme toute bonne meilleure amie le ferais, juste en faisant la conne et pouvant parler de tout et n'importe quoi ? Tout cela en sachant l'importance qu'avait réellement pris Stan dans ma vie ? On aurait dit que le destin savait et qu'il attendait ce moment pour réagir. Parce que c'est ce jour-là que nous avons appris. Appris qu'après ces longues années d'investissement, ces années à improviser des concerts dans la rue, à donner des presta dans des bars, après toutes ces fois où nous sortions de là exaltés mais un peu frustrés, nos efforts avaient enfin payé. Ce n'était pas encore la salle gigantesque, mais nous allions avoir droit à un vrai public, une vraie présence, un échange avec un groupe entier. J'en avais assez du brouahaha, que personne ne nous entende, que personne ne nous vive, je voulais partager cette exaltation avec le monde, je voulais montrer à quel point notre union était réelle. Et ce jour-là, lorsque Stan raccrocha son téléphone en me lançant un sourire barrant l'entièreté de son visage, et qu'il m'annonça la nouvelle, j'avais hurlé de joie et dansé, j'avais sauté dans ses bras.

Dès lors, alors que nous aurions pu simplement fêter l’événement, nous nous sommes attelé à nos instruments et répétitions dans le garage. J'avais presque eu peur, quelques soirs avant le live, quand ma voix avait donné quelques signes de faiblesses. Et puis j'avais pensé à l'absence de perçu, et je m'étais inquiétée de savoir si malgré ça nous arriverions à animer une salle entière. Mais plutôt que me plaindre, plutôt que craindre, je m'étais entraînée, entraînée à parfaire la moindre note qui me donnait du fil à retordre, on avait tout amélioré, on s'était donné, et qu'est-ce que c'était bon de partager cela avec lui. Et aujourd'hui nous étions là, dans cette loge, notre énergie restait canalisée même si lorsque nos regards se croisaient, je le sentais bouillir du même enthousiasme. Nous y étions, putain. Nous y étions enfin.

_____

Toutes mes craintes avaient disparu maintenant que j'étais sur scène. La musique me transcendaient, les gens semblaient en symbiose avec nous, et parfois, même la lumière m'aveuglait un court instant. Je trouvais l'absolution dans le son d'une corde de Stan, vibrant en symbiose avec l'univers. Les paroles des chansons se déversaient toutes seules de ma bouche et je n'avais plus le moindre effort à fournir, tout se dégageait de moi naturellement, comme si j'accédais à une nouvelle forme de transcendance. Parfois mon regard croisait celui de Stan, un sourire échangé, un instant d'éternité et ça repartait encore plus fort. Les gens étaient fous, criaient, chantaient lorsqu'ils avaient suffisamment saisi les refrains et c'était juste fort, puissant à crever. Les femmes hurlaient face à Stan qui ne pouvait s'empêcher de jouer de son charme, notamment en finissant torse nu. La communion était réelle, moi aussi je jouais, je jouais avec ce public tant espéré et enfin acquis, et je sentais, je sentais que quelque chose de vrai était en train de commencer.
Les gens étaient fous, malgré notre rappel improvisé. Notre son avait convaincu, et nous étions convaincus nous aussi, comme depuis le début, d'avoir pris la bonne direction, malgré la difficulté, nous le vivions enfin comme nous le voulions, et mon état d'excitation était tel que je me sentais pleine d'électricité et d'hypersensibilité.







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And what's the difference between obsession and desire? I don't know. Do you think this feeling can last forever? You mean like forever ever? © signature by anaëlle.
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